dimanche 25 septembre 2016

Je n'apprends à personne qu'il y a des choses plus importantes dans la vie que des dérailleurs et des pignons.

L'atelier sera fermé ce mardi et réouvrira mercredi 28 septembre à 12h.

Merci pour votre compréhension.

jeudi 22 septembre 2016

L'atelier est exceptionnellement fermé ce jeudi 22 septembre.
Merci de votre compréhension.

lundi 19 septembre 2016

Bon pied, bon œil



En éditant Petite Reine, la Bibliothèque Nationale de France expose une partie du travail du photographe parisien Jules Beau. Ce dernier a saisi, à la toute fin du 19ème siècle et jusqu'à la première guerre mondiale, l'engouement autour de la diffusion de la bicyclette.
Comme il se doit, une bonne partie de son travail est constituée de portraits de champions prenant la pose avec leur monture et parfois accompagnés de leur entraîneur. Les attitudes quelque peu hiératiques suggèrent un départ imminent. Le cyclisme sur piste est alors en pleine explosion et draine une foule difficile à imaginer pour qui traîne de nos jours autour des vélodromes. Jules Beau devait avoir ses entrées et un bon réseau puisqu'il a même pu immortaliser le célèbre « Major » Taylor dans son studio. Ce n'est donc pas innocent qu'il ait été qualifié de "premier reporter sportif de l'histoire".

Ce sont les photos de studio, et par conséquent les plus anciennes, que je trouve les plus plaisantes. Elles dégagent une belle naïveté des débuts de la photographie, quand la technique ne permettait pas encore de saisir des sujets sur le vif. Les mises en scène sont parfois décalées voire franchement cocasses comme cette composition dramatique relatant un accident. Les acteurs/rices ne semblent pas franchement possédé-e-s par leur rôle.

Le livre regorge également de machines plus ou moins improbables qui évoquent la frénésie technique et le champ des possibles ouvert par le vélo dans l'esprit des bricoleurs du dimanche. La palme revient sans conteste à cette chose :
Encore heureux qu'il n'ait pu décoller, j'ai du mal à imaginer un tel objet volant atterrir sur un virage relevé de vélodrome. Beaucoup d'autres engins moins loufoques sont saisis par le photographe. On assiste ainsi à la naissance de la moto et on comprend que le vélo est à l'époque un jalon industriel qui mènera à bien d'autres moyens de transport.

Enfin, le choix opéré par la BNF nous offre quelques tranches de vie qui montrent comment la bicyclette ne s'est pas cantonnée aux seules exploits sportifs : quelques portraits de femmes lors de concours d'élégance ou bien encore des bribes de la vie bourgeoise tels les premiers tours de roue de ce bambin peu enjoué malgré une machine rutilante.
Le livre s'ouvre sur une petite présentation de l'auteur ainsi que par une courte mais juste mise en contexte. Seul bémol, le dérapage en fin d'introduction de l'auteur, Thomas Cazentre, qui se permet un tacle gratuit et aucunement étayé : « Mais aujourd'hui où […] le cyclisme de loisir est parfois moins une nécessité ou un plaisir simple qu'un mode de vie revendiqué, voire un militantisme un peu agressif [...] ». C'est certes un cliché de plus mais je m'en serai volontiers dispensé.

Petite Reine, Fous du vélo, collection L'Œil curieux, BnF Editions, 2016

mercredi 14 septembre 2016

Effet miroir

L'atelier permet souvent de jolies rencontre. Hier, équipé d'une solide randonneuse moderne généreusement chargée, un voyageur me demande quelques réglages et le changement d'une tige de selle au bord de la rupture. Pendant que je m'affaire sur ses freins à disques, la conversation s'engage. Son accent ne trompe pas, monsieur est originaire du Québec. Les présentations d'usage faites et le passage au tutoiement opéré, j'en viens à lui demander quel est son parcours. "Un demi-tour de France" me répond-il. Il est vrai que son itinéraire semble assez peu courant et que la cohérence ne saute pas aux yeux. Il m'explique alors qu'il vient à la rencontre de tous ses homonymes résidants en France. Pas simplement ceux qui portent le même patronyme mais ceux avec lesquels il partage aussi le même prénom. Ils sont au nombre de 14 et il se présente chez-eux histoire de faire connaissance et tailler le bout de gras. Une surprenante manière d'aller à la rencontre de l'autre en même temps que de soi-même. Une assez juste définition du voyage me semble-t-il.

lundi 12 septembre 2016

Comme dans un fauteuil

Malgré un nombre infini de tentatives, je n'ai pas réussi à prendre une photo correcte des quelques pneus Challenge que je viens de recevoir.

En préambule, il me faut rappeler qu'il fut un temps, pas révolu à vrai dire, où les cyclistes sur route se basaient sur une très règle simple quant à leur pneus. Grosso modo, ils les choississaient très fins (700*23 mm voire 700*20 mm) et les gonflaient le plus fort possible. Les sensations qui en découlent sont flatteuses mais trompeuses. De multiples expériences (parfois pratiquées à l'insu du plein gré de coureurs professionnels) tendent à prouver que des sections plus importantes conjuguées à des pressions plus basses améliorent grandement les performances tout en apportant un confort (parfois confondu avec la sensation de se traîner). Si l'anglais ne vous rebute pas, je vous conseille l'écoute d'un excellent podcast du site CyclingTips qui aborde à merveille ce changement de paradigme pour le dire pompeusement.

Comme je ne me nourris pas de paradigme, je vais prosaïquement essayer de vous fourguer des pneumatiques. Challenge fabrique également d'excellents boyaux mais force est de constater que ma clientèle ne se shoote guère à la colle et préfère la simplicité d'usage et le coût abordable des pneus.

Pour les réactionnaires (qui sont très nombreux dans ce pays actuellement et je ne parle pas que de cyclisme) je propose le rassurant Forte Corsa, en section de 25 mm. C'est, je crois, un bon pneu d'entrainement/randonnée pour 28€.

Pour ceux et celles qui acceptent timidement le changement, je propose le modèle Paris-Roubaix, en section de 27 mm. Le prix est à peine plus large à 29€.

Les plus audacieu-x/ses n'hésiteront pas à chausser les évocateurs Strada Bianca et leur généreuse section de 33 mm, avec un dessin classique. J'ai eu l'occasion de rouler aux côtés d'un ami cycliste qui avait ainsi équipé pour la première fois son vélo. J'ai amèrement constaté que sa moyenne n'en a pas pâti et que ses démarrages en côte était toujours aussi pénibles à encaisser. 33€ l'unité pour humilier ses amis tous les dimanches, je ne trouve pas ça cher payé.

Enfin pour les adeptes du "gravel", cette espèce de cyclo-cross qui refuse de tourner en rond, j'ai quelques Gravel Grinder (à prononcer en s'adonnant à un gargarisme de gravier avec du mauvais whisky). Le profil est assez classique avec une bande de roulement en diamants sur la partie centrale et des crampons sur les côtés, histoire d'aller chercher les ennuis. Idéal sur terrain sec ou peu humide. La version en 33 mm coûte 35€, celle en 38 mm est à 38€.

Si vous désirez d'autres produits de la marque Challenge, je peux commander une très grande partie du catalogue. N'hésitez pas : plus vous m'enrichirez moins je vous écorcherai les oreille avec le vilain mot de paradigme.

jeudi 8 septembre 2016

Grave la zone

Après travaux, la rue Desjardins vient d'être rendue à la circulation. Il est vrai qu'un coût de 750000€ oblige à marquer le coup. Pour ma part le nouvel aménagement me laisse songeur. Toute la rue a été passée en zone 30, c'est à souligner. Cette rue rectiligne est relativement étroite, à double sens et avec un côté dédié au stationnement des automobiles. Compte tenu de cet environnement dense, l'absence partielle de marquage au sol pour les vélos est pour le moins surprenante. Voici quelques photos prises en laissant la place André Leroy derrière moi :
Entre le "30" du début de la rue et le sas au premier feu, pas de bande cyclable rappelant aux automobilistes qu'ils/elles ne sont pas les seul-e-s à jouir de cet impeccable billard d'asphalte et que leur comportement doit être adapté.

La peinture venait-elle à manquer comme c'est toujours le cas au rond point de la gare ? Je me questionne. Un esprit chagrin pourrait trouver que "l'esprit" de ce que doit être une zone 30 n'est pas respecté. Juste mise en garde émanant d'ailleurs d'une fiche technique de la Sécurité Routière :

Il ne faut pas toutefois tomber dans l’excès qui consisterait à déclarer en zone 30 des sections de voiries afin d’éviter de réaliser des aménagements cyclables prévus par l’application de la loi n°96-1236 du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (article 20 codifié à l’article L 228-2 du code de l’environnement).

Voilà de quoi nourrir une intense réflexion en même temps qu'un urticaire galopant.


ps : Au cas où tout ceci ne serait qu'une malheureuse boulette voilà un lien qui permettra de rapidement mettre un terme à une inutile polémique : une occasion d'apaisement à peu de frais.

mardi 6 septembre 2016

Inextricable

Ekümenopolis est un documentaire qui jette un regard critique sur la folle croissance démographique d'Istanbul. Un petit passage didactique résume simplement et avec justesse comment le tout-automobile conduit, sans jeu de mots, inéluctablement à rendre la ville invivable. L'extrait en question débute à 42 minutes.


dimanche 4 septembre 2016

I want to brake free !

La sortie dévolue au plaisir des petit-e-s a dépassé mes espérances en terme d'affluence. Près de 40 participant-e-s dont une moitié de marmots le nez plus ou moins garni de morve. Une parade digne d'un salon du cycle avec une large gamme de remorques, de sièges bébés, de draisiennes, de vélos usés par le choc des générations ou bien encore rutilants.

La grande leçon que je tire de cette journée est que les flippé-e-s à vélo ne sont pas ceux/celles que l'on croit. Des parents ou des enfants, je vous laisse deviner lesquels étaient les plus crispés sur leur guidon et leur selle.

Je retiens aussi que la plupart des êtres humains adultes sont de grosses feignasses et qu'au delà de quelques kilomètres, toute sortie à vélo devient épique. Par contre, je tire mon chapeau à tou-te-s les petit-e-s machin-e-s même pas musclé-e-s qui ont pédalé sans geindre sur plus de 10 km. Souvent avec des vitesses défectueuses, parfois en monovitesse, voire en pignon fixe. Nous avons assisté à quelques "skids" qui auraient mérité de passer à la postérité et dont les auteur-e-s éclipseraient bien des peigne-culs poseurs.

Je tiens en haute estime les enfants pour leur usage aussi immodéré que brutal du frein arrière. L'art du dérapage est trop vite oublié par l'esprit raccorni des adultes. Au nom de toute l'industrie du pneumatique, ainsi qu'au nom de ma chère caste des réparat-eurs/rices de vélo, je remercie tous les enfants du monde pour les multiples crevaisons et autres défaillances prématurées de leurs pneumatiques qui emplissent nos caisses et apaisent nos conseillers financiers. Tout au long de cette sortie, à chaque fois qu'un nuage de poussière s'élevait comme une prière vers le ciel, je ne pouvais m'empêcher de fredonner béatement en mon for intérieur les saintes paroles du regretté Frédo :

I want to brake free,
I want to brake free,
I want to break free from my tyres !

Les quelques photos qui suivent ne seront sans doute pas aussi lyriques mais j'espère qu'elles parviendront à vous évoquer cette merveilleuse odeur de gomme brûlée qui habite encore voluptueusement mes narines.

Après quelques kilomètres d'asphalte et de piste, nous avons opéré, en plusieurs vagues successives, un débarquement massif, complètement barge mais tout à fait pacifique.

Voici une vue partielle de la horde sauvage en ordre de bataille.

Les plus expérimenté-e-s savent qu'à vélo le superflu est vite pénalisant. Par contre, l'essentiel est fonction d'un ensemble de conditions assez délicates à jauger.

Le lobby automobile a usé de toute sa sournoiserie pour s'immiscer dans les musettes du peloton. Vaine tentative. La bagnole s'est vite fourvoyée dans une impasse. Evocation allégorique d'un futur proche ?

Un moment de détente pour les petit-e-s.

Un moment de détente pour les grand-e-s.

 
...

...

Héroïque semble exagéré pour qualifier cette  journée.
Super paraît plus justifié.

I want to brake free !

A très bientôt chers ami-e-s mais néanmoins client-e-s, sachez que dès mardi, je vous accueille avec une fantastique et très abordable collection de pneumatiques 16 et 20". Je me permets aussi de vous rappeler que je ne néglige pas de stocker de rares et anciennes tailles de pneumatiques tout à fait adéquates pour les vieux clous de vos jeunes choux. Quant à vous les enfants, n'oubliez pas de serrer très fort vos petits poings sur la poignée de frein de votre vélo en entonnant avec moi : I want to brake free !

jeudi 1 septembre 2016

Tout le monde en selle !


Tel est le titre du dernier dossier de la revue Silence. Pour ceux et celles qui ne la connaissent pas, cette revue est un pilier de l'écologie sociale. Ce mensuel en est à son 448ème numéro et n'a jamais dérogé à son approche non-violente de l'écologie. Bel exemple de ténacité qu'il convient de saluer.

Ce numéro consacre quelques pages à la question du vélo. Ce ne sont pas des articles de fond, ils sont plutôt courts mais ils abordent la question sous des angles assez peu évoqués : les oublié-e-s du vélo, les seniors, les jeunes enfants. De quoi donner des idées pour bien démarrer la rentrée !

Quelques exemplaires de la revue sont disponibles à la Librairie pour l amodique somme de 4,60€.

jeudi 25 août 2016

Petite sortie, grandes aventures

Dans un grand élan d'humanisme, La Tête dans le Guidon va essayer de faire oublier aux petit-e-s et aux grand-e-s la douleur incommensurable de la rentrée des classes.

Pour ce faire, rendez-vous à vélo dimanche 4 septembre, à 11h, au milieu du pont Confluences. Au programme une sortie de 3,5 km pour gagner l'Ile Saint-Aubin. Comme vous le comprenez, cette sortie est taillée à la mesure des jeunes enfants qui débutent sur deux roues mais qui ont déjà envie de s'arracher de la ville pour se frotter aux grands espaces sauvages. Et puis, il fautqu'ils/elles acquièrent de bonnes habitudes en matière de transports... Une fois sur place, nous prendrons le bac pour pique-niquer, glander sur l'île ou échanger des blagues caramelisées qui arrachent plus de molaires que de rires. Le retour se fera ensuite au bon vouloir de chacun-e.

Pensez à vous munir de menue monnaie pour le passage du bac et pour étancher votre soif à la guinguette.

Je tiens à affirmer qu'il n'est pas nécessaire d'être parent ou enfant pour venir. Il n'est même pas nécessaire d'aimer la présence des enfants, il vous suffira alors de les snober.

Topette !

lundi 22 août 2016

Petit mécréant

Quand j'étais enfant, j'avais l'habitude de prier chaque nuit pour avoir un nouveau vélo. Puis j'ai compris que Dieu ne fonctionnait pas de cette manière, alors j'en ai volé un et j'ai prié pour qu'il me pardonne.
Banksy.


Crédit iconographique : Plastic Jesus. Cet artiste est surnommé le "Banksi de Los Angeles". Avec comme personnage Lance Armstrong, je crois qu'on peut dire que la (grande) boucle est bouclée si je puis me permettre.

mardi 16 août 2016

Roulé-e-s dans la farine !

Poudre d'escampette

Collé-serré

 Burn Moiss'-Batt' Burn

Reflexe conditionné

Design éprouvé et éprouvant

L'ami du gros-déjeuner


Digérer croissant et kilomètres

Eau yeah ?

Ou Beneautteau ? C'est vous qui voyez.

lundi 15 août 2016

Monseigneur en pince

SatOne manie avec la même dextérité bombes de peinture et ironie :
Easy Rider, 2012, Munich, in Street Art, mode d'emploi, J. Catz, Flammarion.

vendredi 12 août 2016

Premier sang


Bande de salauds, songea Rambo. Et il se retourna pour regarder. Les flammes montaient haut et l'homme se tenait à côté de la cabane à outils, un fusil pointé dans sa direction. L'homme épaulait avec des gestes maladroits, mais, lorsque la balle de Rambo l'atteignit, ce fut avec grâce qu'il porta délicatement la main à son épaule, tournoyant avec légèreté. Il retrouva toute sa maladresse au moment où le vélo céda sous son poids et qu'il se retrouva à terre dans un tintement métallique, emberlificoté avec la chaîne et les rayons.

David Morrel, Premier sang, 1972, traduit de l'américain par Eric Diacon, Gallmeister.

jeudi 11 août 2016

Apo(a)théose

Je me gave de vélo ! Je me gave mais sans le moindre signe d'écœurement ce qui n'est peut-être pas votre cas face à mes récurrents et répétitifs comptes-rendus. Comprenez que ce blog est à mes yeux un précieux espace d'archivage.

Tous les ans, à cette période, je me rends dans le même coin perdu. J'y confronte des souvenirs heureux à la réalité du moment. J'appréhende ces retrouvailles. J'œuvre à leur parfait déroulement : je varie le parcours, je consulte les astres la météo pour jouir de condition optimales, etc. J'ai toujours peur d'être déçu, que l'objet de mon désir ne soit pas à la hauteur. Pire, il se pourrait que je ne sois pas à la hauteur. Pourtant, à chaque fois, le rendez-vous amoureux dépasse mes attentes les plus moites. Je retrouve avec jubilation ces routes si familières et, avec un peu d'attention et de chance des recoins inexplorés s'offrent à moi. Je rentre vidé par l'abus de tours et détours, mais débordant de nouveaux souvenirs à polir jusqu'à la prochaine épiphanie.

Si j'étais parent et qu'à la sortie de l'école je récupérai m-on/a gamin-e avec ce regard je me pencherai fissa sur la légalité des ingrédients du gâteau distribué à la cantine du midi. A moins que la méthode pédagogique de l'instit' ne repose sur l'hypnose ce qui ne paraît guère plus défendable d'un point de vue moral.

Dans un geste désespéré un escargot s'est jeté sous mes roues. J'ai abrégé sa longue traversée du désert et l'ai transporté de l'autre côté de son enfer d'asphalte. Moi aussi j'ai le temps.

A propos de désert et donc de sable, s'il y a bien un cliché qui m'énerve ce sont  ces photos de pieds sur la plage, genre "On est trop à la cool !". Croyez-moi, je fais tout pour ramener un bronzage bien dégueulasse de cycliste. J'en profite pour rappeler que le sable est l'ennemi mortel d'une chaîne de vélo et donc un ennemi juré du/de la cycliste. J'en viens presque à soutenir que, par leur bétonnage massif de la côte, les projets du type Merlin-Plage sont des œuvres de salubrité publique. Alors, en conséquence voilà le seul selfeet qui vaille.

Petit détour imprévu par Montreuil-Bellay, histoire de faire le plein de pains aux raisins et de café.

Au fait, vous ai-je déjà touché un mot de mon cher Guide Bleu Anjou & Maine daté de 1963 ? Oui ? Ah bon ?

Voilà qui mérite l'appellation de voie "verte" !

Bon, il faut aussi admettre que la campagne ça ressemble aussi souvent à ça. Je me suis laissé dire qu'il y avait des gens qui y vivent et travaillent. Non, la majorité des gens croisé-e-s dans ces contrées ne sont pas des act-eurs/rices stipendié-e-s par le syndicat d'initiative ou autre office de tourisme pour faire joli dans le paysage.

Le nom du lieu-dit m'a mis la puce à l'oreille : "Le vieux pont". Voilà qui est lourd de promesses.

Bingo, c'est parti pour la séance arty-show. Surtout, je découvre une portion de paradis jusque-là ignorée.

Papillon vole et agrémente par hasard ma bête photo.

Définitivement Dame Nature est la plus atroce tortionnaire qui soit. Aucun-e jardinier-e, aussi pervers soit-il/elle ne créera de bonsaï aussi magnifique. Quant à trouver un tel pot dans les rayons de Jardiland...

Le cœur de mon sanctuaire.

Bucolique.

Sieste traditionnelle à l'ombre du pont, la tête dans la menthe sauvage, les pieds dans les orties : Et in Arcadia ego comme dirait l'autre peintre de basse-cour.