jeudi 25 août 2016

Petite sortie, grandes aventures

Dans un grand élan d'humanisme, La Tête dans le Guidon va essayer de faire oublier aux petit-e-s et aux grand-e-s la douleur incommensurable de la rentrée des classes.

Pour ce faire, rendez-vous à vélo dimanche 4 septembre, à 11h, au milieu du pont Confluences. Au programme une sortie de 3,5 km pour gagner l'Ile Saint-Aubin. Comme vous le comprenez, cette sortie est taillée à la mesure des jeunes enfants qui débutent sur deux roues mais qui ont déjà envie de s'arracher de la ville pour se frotter aux grands espaces sauvages. Et puis, il fautqu'ils/elles acquièrent de bonnes habitudes en matière de transports... Une fois sur place, nous prendrons le bac pour pique-niquer, glander sur l'île ou échanger des blagues caramelisées qui arrachent plus de molaires que de rires. Le retour se fera ensuite au bon vouloir de chacun-e.

Pensez à vous munir de menue monnaie pour le passage du bac et pour étancher votre soif à la guinguette.

Je tiens à affirmer qu'il n'est pas nécessaire d'être parent ou enfant pour venir. Il n'est même pas nécessaire d'aimer la présence des enfants, il vous suffira alors de les snober.

Topette !

lundi 22 août 2016

Petit mécréant

Quand j'étais enfant, j'avais l'habitude de prier chaque nuit pour avoir un nouveau vélo. Puis j'ai compris que Dieu ne fonctionnait pas de cette manière, alors j'en ai volé un et j'ai prié pour qu'il me pardonne.
Banksy.


Crédit iconographique : Plastic Jesus. Cet artiste est surnommé le "Banksi de Los Angeles". Avec comme personnage Lance Armstrong, je crois qu'on peut dire que la (grande) boucle est bouclée si je puis me permettre.

mardi 16 août 2016

Roulé-e-s dans la farine !

Poudre d'escampette

Collé-serré

 Burn Moiss'-Batt' Burn

Reflexe conditionné

Design éprouvé et éprouvant

L'ami du gros-déjeuner


Digérer croissant et kilomètres

Eau yeah ?

Ou Beneautteau ? C'est vous qui voyez.

lundi 15 août 2016

Monseigneur en pince

SatOne manie avec la même dextérité bombes de peinture et ironie :
Easy Rider, 2012, Munich, in Street Art, mode d'emploi, J. Catz, Flammarion.

vendredi 12 août 2016

Premier sang


Bande de salauds, songea Rambo. Et il se retourna pour regarder. Les flammes montaient haut et l'homme se tenait à côté de la cabane à outils, un fusil pointé dans sa direction. L'homme épaulait avec des gestes maladroits, mais, lorsque la balle de Rambo l'atteignit, ce fut avec grâce qu'il porta délicatement la main à son épaule, tournoyant avec légèreté. Il retrouva toute sa maladresse au moment où le vélo céda sous son poids et qu'il se retrouva à terre dans un tintement métallique, emberlificoté avec la chaîne et les rayons.

David Morrel, Premier sang, 1972, traduit de l'américain par Eric Diacon, Gallmeister.

jeudi 11 août 2016

Apo(a)théose

Je me gave de vélo ! Je me gave mais sans le moindre signe d'écœurement ce qui n'est peut-être pas votre cas face à mes récurrents et répétitifs comptes-rendus. Comprenez que ce blog est à mes yeux un précieux espace d'archivage.

Tous les ans, à cette période, je me rends dans le même coin perdu. J'y confronte des souvenirs heureux à la réalité du moment. J'appréhende ces retrouvailles. J'œuvre à leur parfait déroulement : je varie le parcours, je consulte les astres la météo pour jouir de condition optimales, etc. J'ai toujours peur d'être déçu, que l'objet de mon désir ne soit pas à la hauteur. Pire, il se pourrait que je ne sois pas à la hauteur. Pourtant, à chaque fois, le rendez-vous amoureux dépasse mes attentes les plus moites. Je retrouve avec jubilation ces routes si familières et, avec un peu d'attention et de chance des recoins inexplorés s'offrent à moi. Je rentre vidé par l'abus de tours et détours, mais débordant de nouveaux souvenirs à polir jusqu'à la prochaine épiphanie.

Si j'étais parent et qu'à la sortie de l'école je récupérai m-on/a gamin-e avec ce regard je me pencherai fissa sur la légalité des ingrédients du gâteau distribué à la cantine du midi. A moins que la méthode pédagogique de l'instit' ne repose sur l'hypnose ce qui ne paraît guère plus défendable d'un point de vue moral.

Dans un geste désespéré un escargot s'est jeté sous mes roues. J'ai abrégé sa longue traversée du désert et l'ai transporté de l'autre côté de son enfer d'asphalte. Moi aussi j'ai le temps.

A propos de désert et donc de sable, s'il y a bien un cliché qui m'énerve ce sont  ces photos de pieds sur la plage, genre "On est trop à la cool !". Croyez-moi, je fais tout pour ramener un bronzage bien dégueulasse de cycliste. J'en profite pour rappeler que le sable est l'ennemi mortel d'une chaîne de vélo et donc un ennemi juré du/de la cycliste. J'en viens presque à soutenir que, par leur bétonnage massif de la côte, les projets du type Merlin-Plage sont des œuvres de salubrité publique. Alors, en conséquence voilà le seul selfeet qui vaille.

Petit détour imprévu par Montreuil-Bellay, histoire de faire le plein de pains aux raisins et de café.

Au fait, vous ai-je déjà touché un mot de mon cher Guide Bleu Anjou & Maine daté de 1963 ? Oui ? Ah bon ?

Voilà qui mérite l'appellation de voie "verte" !

Bon, il faut aussi admettre que la campagne ça ressemble aussi souvent à ça. Je me suis laissé dire qu'il y avait des gens qui y vivent et travaillent. Non, la majorité des gens croisé-e-s dans ces contrées ne sont pas des act-eurs/rices stipendié-e-s par le syndicat d'initiative ou autre office de tourisme pour faire joli dans le paysage.

Le nom du lieu-dit m'a mis la puce à l'oreille : "Le vieux pont". Voilà qui est lourd de promesses.

Bingo, c'est parti pour la séance arty-show. Surtout, je découvre une portion de paradis jusque-là ignorée.

Papillon vole et agrémente par hasard ma bête photo.

Définitivement Dame Nature est la plus atroce tortionnaire qui soit. Aucun-e jardinier-e, aussi pervers soit-il/elle ne créera de bonsaï aussi magnifique. Quant à trouver un tel pot dans les rayons de Jardiland...

Le cœur de mon sanctuaire.

Bucolique.

Sieste traditionnelle à l'ombre du pont, la tête dans la menthe sauvage, les pieds dans les orties : Et in Arcadia ego comme dirait l'autre peintre de basse-cour.



mercredi 10 août 2016

Talent d'Achille

C'est la mort dans l'âme qu'en tant que directeur sportif je dois vous annoncer l'abandon de Jacob. Une inflammation du tendon d'Achille l'oblige à mettre un terme à la French Divide. Je lui souhaite de vite se rétablir !

lundi 8 août 2016

Dans l'Orne hier

Je profite de mon temps libre pour aller vérifier de visu certains faits.

Contre toutes apparences, pour une fois j'ai pris les choses dans l'ordre.

Les automobilistes sont décidément égoïstes.
Dès qu'ils le peuvent ils accaparent le moindre espace dédié à la nature.

Combien faut-il couper d'arbres pour en protéger un ?

Les indications du passé sont parfois d'une précision déconcertante et digne d'un satellite.

Une poule en fuite. Je la comprends.

Loué par certains, ce coin de campagne est une malédiction pour les gallinacés.

Dans un moment de faiblesse, cet aspirateur à cyclistes est tombé à point pour avaler prestement quelques bosses.

Car, même si je concède que l'appelation "Alpes Mancelles" est un poil grandiloquente, il n'empêche que le relief est usant. 

La fatigue accumulée m'a d'ailleurs donné envie de profiter de cet adorable petit espace de bonheur préfabriqué.

Le but de mon escapade était le village de Saint-Cénéri-le-Gerei. 

Voici Saint Cénéri. Il paraît que si une femme cherche à se marier, il lui faut planter une aiguille dans la cheville de la statue pour que son voeu se réalise. Je ne sais pas si c'est aussi efficace que Meetic et consorts mais cela ressemble à un beau succès en terme d'inscriptions. De prime abord, j'ai même plutôt pensé que Cénéri était le saint-patron des acuponct-eurs/rices.

Tant qu'à faire, son intercession est demandée pour bien d'autres choses. A tel point que Saint Cénéri s'est spécialisé dans les ex-voto discount.

Je venais ici constater l'oeuvre du temps. Voici Saint-Cénéri-le-Gerei tel qu'il est dépeint dans mon Guide Bleu Anjou & Maine de 1963.

Compte tenu de mes piètres qualités de photographe, d'une lumière pourrie et du fait que je n'ai pu prendre mon cliché depuis la bonne rive, je trouve que le charme de ce village opère toujours. J'espère juste que le village va rester vivant et ne pas se transformer en simple carte postale pour les touristes de passage comme moi. A suivre donc.